ven.
15
mai
2009
La ré-cession. L'arrêt, c'est bien!
La récession, enfin!
La France est, enfin, officiellement entrée en récession, après ses deux trimestres de croissance négative, nécessaires à l'obtention de l'AOC « récession »! Non pas que je sois content que mon pays soit lui aussi touché par la crise actuelle mais on nous avait tellement fait mariné que je trépignais d'impatience de savoir si nous aussi nous faisions parti du club. Le monde est en effet en crise de façon évidente depuis l'été 2008, et de façon moins visible depuis l'été 2007, lorsque les subprimes ont commencé à montrer leurs faiblesses. Et en France, on se battait pour ne pas employer le mot « récession ». Alors ça jouait du 0,1% de croissance en plus ou en moins, pour au final, nous faire croire que la crise avec sa récession avait décidé de ne pas passer par ce beau pays qu'est la France. Ça aurait été dommage pour elle tout de même ! Pas pour nous.
On comprend bien le rôle de la communication politique dans ces moments : ne pas affoler la population. Il y a des gros mots à ne surtout pas dire comme quand on était petit. La récession, la
décroissance, ce sont des mots interdits précisément lorsqu'on se trouve être en récession. On peut donc se poser la question de l'utilité d'un tel simulacre, pour ne pas nommer ce qui est déjà là.
Est-ce que celui qui va en parler le premier sera brûlé instantanément sur le bûcher ? C'est à se demander. D'autant plus que dans notre pays, on nous avait promis le « parler vrai ».
Sur le plan économique, je ne me réjouis pas de nous savoir en récession. Mais les faits sont têtu et après que tous les indicateurs aient virés au rouge, il était évident que celui de la croissance
allait passer de mauvais jours lui aussi.
D'un point de vue politique, c'est d'une tristesse déconcertante. Vouloir faire passer une idée simple, que la France s'en sort mieux que ses voisins, avec un résultat aussi médiocre tout en
connaissant aujourd'hui le montant des budgets de
com' (com' on dit chez eux), est vraiment incroyable. Sait-on jamais, ils ont peut-être dans l'idée de relancer l'économie par les agences de com'.
>> L'économie est faite de cycle, le beau temps va revenir.
>> La politique ne souffre pas des mêmes cycles : on prend les mêmes et on recommence.
>> Comment vont-ils faire, nos politiques, pour changer l'économie ?
f.loo
Sources:






