mer.
27
mai
2009
Ne pas se pendre au sérieux [1]
Ici pas de news croustillantes mais plutôt, un autre regard sur ces infos mises en une avec toute la gravité qu'elles méritent. Pas besoin de regarder de très près pour se rendre compte d'un décalage entre la présentation de certaines informations et leur contenu, parfois léger, parfois décalé ou carrément à côté de la plaque. Cette rubrique sera mise en ligne au grès du vent, selon ce que le net me portera qui pourra susciter ma grande inspiration. (Oui, je compte bientôt rédiger un article sur l'auto-célébration des bloggers !)
Avant de commencer réellement, je voudrais aussi souligner qu'une pointe d'incohérence se profile sous cette rubrique de manière tout à fait réfléchie. Je fustige souvent les journalistes qui
abandonnent leur impartialité trop facilement, mais il est vrai que parfois la donnée telle quelle prête à sourire. C'est pourquoi, en tant que bon français râleur, je me dois de relever chacune des
deux formes inachevées du journalisme actuel.
Welcome Obama!
«La Corée du Nord veut attirer l'attention d'Obama» suite à l'essai nucléaire effectué par le gouvernement de Pyongyang
Il est vrai que ce genre de news ne permet pas une explosion de joie, si je peux parler[écrire] ainsi. Mais la première idée qui m'est venue à l'esprit, c'est la disproportion entre un essai
nucléaire et la « demande » de relation diplomatique avec les Etats-Unis. Demande, certes particulière, mais apparemment demande quand même. Cette stratégie géopolitique tient sans doute la route.
Elle constitue, étrangement, sans autre fioriture, un gros titre du figaro.fr. Tout un chacun peut se dire que pour se faire entendre, il faudra à l'avenir utiliser les grands moyens. C'est déjà le
cas en France : une balle dans la tête pour un peu trop de bruit, certains mettront dans le panier les séquestrations de patrons contre un rendez-vous dans un ministère, etc, etc,...
Atteint mentalement, je travaille quand même
Frédéric Lefebvre : « oui au télétravail durant les congés maladie », propose.
Ce charmant Frédéric Lefebvre dont je suis un fan inconditionnel (en tant que comique et non homme politique) a récidivé. D'ailleurs, une loi existe contre ce fléau qu'est la récidive. Sa proposition
: permettre gracieusement (rires) aux personnes en congés maladie ou maternité de travailler de chez elles. Il est conscient qu'il « ouvre un débat qui suscite des interrogations » (rires) mais il
compte avec cet amendement « donner de nouveaux droits aux salariés » (rires). Un congé maladie, me semble-t-il, est ordonné pour des raisons précises et valables. Alors pourquoi vouloir faire
travailler ces personnes-là ? Ne désespérons pas, M. Lefebvre est conscient que cela va « susciter le débat » pour ne pas dire la polémique. La question que je me pose : l'UMP, dont M. Lefebvre est
porte-parole, est-elle, elle aussi, consciente et instigatrice du rôle de ce fameux personnage dans l'opinion publique pour des raisons plus ou moins avouables ou alors considère-t-elle ses dires au
premier degré dans la mesure où ils sont la transcription exacte de la doctrine umpéiste ? Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP soutient cette proposition. Le gouvernement, par la voix de
Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), secrétaire d'Etat à l'économie numérique (mais accessoirement secrétaire général adjoint de l'UMP) a rejeté catégoriquement la proposition. L'unité, quand tu nous
tiens.
« Une journée de mobilisation, ce n'est pas une grève, une journée de mobilisation, ce n'est fait pour être visible » - info radiophonique venant d'un responsable syndicaliste
J'ai appris récemment que nous n'avions pas tous la même définition des choses. Jusqu'à présent, je pensais naïvement qu'une société s'accordait sur des définitions communes afin d'améliorer le plus possible la communication entre les hommes et les femmes qui la composent. J'avais bien conscience que la perception individuelle biaisait un peu cette entente cordiale et que tout le monde n'avait pas chaud à la même température. Cependant, je ne pensais pas que l'absence de compréhension était si répandue. Donc aujourd'hui je félicite nos amis syndicalistes qui prennent la peine de nous préciser la définition d'une journée de mobilisation. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Si la journée passe inaperçue, si elle est peut suivie, personne ne pourra dire « la grève fut un échec », puisque ce n'était pas une grève et que son objet n'était pas la visibilité ! Imparable comme idée.
Certains faits sont comme certaines femmes, ils ont besoin d'un peu de maquillage pour se laisser apprécier !
f.loo sans fard






