mer.
10
juin
2009
Ne pas se pendre au sérieux [2]
Décidément, les événements tragiques ont sur moi un effet particulièrement inattendu. Le tragique s'accorde parfaitement avec le comique spécialement lorsque les médias s'en mêlent. Alors mon esprit cynique remarque uniquement ces petites « bourdes » de journalistes trop pressés d'être doublés sur leur droite. Cette fois, deux faits divers jouant avec la mort m'ont arraché un sourire qui n'aurait jamais dû poindre :
un drame tragique, des annonces comiques
Les débris de l'espoir, les débris d'espoirs
Le flux médiatique vit au rythme du flux émotionnel. Très intense au début. Toujours plus inexistant avec le temps. En ce qui concerne le crash du vol 447, ce sera la même chose. En tout cas, le
premier chapitre ne me contredit pas. Une émotion intense dans tout le pays, des reportages à la pelle dans tous les médias, des déclarations politiques de toutes parts pour reconnaître le drame et
la tristesse des faits, des déclarations d'experts pour élaborer des hypothèses, tout y est. Et surtout l'emballement médiatique réagissant à cette vive émotion. Du coup, les premiers débris retrouvés, censés redonner espoir aux familles, ne correspondent pas à celui de l'avion. Dans ces moments, on s'abstient de déclamer sur un air péremptoire « j'vous l'avais bien
dit », surtout que personne ne pouvait vraiment le savoir, mais l'envie démange. Pourquoi tant de démesure ? Pour les médias, pas le temps de se poser pour réfléchir, penser, pour les citoyens, pas
le temps de s'en rappeler, alors au final, tout va bien !
Omar Bongo meurt, vit, puis re-meurt, une dernière fois ?
M'intéressant à l'actualité et devant désormais chercher de la matière pour ce blog, je regarde de plus en plus tous types de sites d'information et surtout de plus en plus fréquemment. Et en ce
dimanche 7 juin d'élection, je remarque que le Président Gabonais était mort. En soi, ma
vie ne semblait pas en être bouleversée, je n'étais pas un proche du défunt. Le lendemain matin, ce cher président en exercice nous avait été ressuscité. Dans des moments pareils, nous pouvons nous
dire que la vie ne tient pas à grand-chose. Mais finalement - s'il s'agit bien là du dénouement de l'histoire, dans l'après-midi, la confirmation de sa mort nous est parvenue. Alors, j'étais soulagé ! Que les journalistes ayant annoncé
la nouvelle n'ait pas tant perdu la face ! Je ne connais pas bien l'histoire de ce président et ce n'est pas l'objet de cette rubrique. Seulement le traitement de l'information m'a paru complètement anarchique. Je pense - peut être à tort - qu'une
majorité de français ne connaissait pas Omar Bongo, mais nous avons déjà pu voir avec d'autres personnalités d'autres milieux que ce genre d'erreur pouvait provoquer un large émoi.






