Les images défilent

cinema Coupez!

mar.

07

juil.

2009

Movie: Whatever works

Whatever works

Je ne suis pas un inconditionnel de Woody Allen. Le synopsis m'a paru alambiqué et sans grand intérêt. Autant dire, je n'avais pas vraiment envie de voir ce film. Comme je n'aime pas aller au cinéma tout seul, je ne peux pas choisir à chaque fois. Et pour cette fois, j'ai été agréablement surpris et heureux du choix qui m'a été « imposé ». A la différence des beaux gosses qui, pour des raisons diverses, fut mon choix [et oui, je reconnais mes erreurs] et accessoirement à la limite d'une catastrophe cinématographique, ce film a été une bouffée d'air frais.

 

Le vieux Boris est exquis dans son rôle de misanthrope. Il n'aime personne, les « autres », c'est-à-dire les gens normaux qui ne sont que des vers qui ne comprennent rien à rien. Il critique tout, souvent avec une mauvaise fois hors du commun mais toujours avec le sourire. La petite Melody qui entre dans sa vie est tout aussi attachante. Innocente au départ, elle prend peu à peu les tics de celui qui est entre temps devenu son mari. Malgré leur différences flagrantes, ils s'attachent l'un à l'autre et nous nous attachons à eux. L'histoire, peu banale, ne s'arrête pas là et les épisodes les moins vraisemblables se succèdent - l'arrivée de la mère de Melody qui passe de catho coincée à artiste-nympho puis celle de son père. Pourtant, l'humour et la fraîcheur nous transportent dans ce film qui saura nous emporter pendant un moment dans le monde d'un génie particulier.

 

Un bémol à cet emportement serait les passages où Boris - en tant que personnage principal - fait mine de parler au public, ce qui est assez agaçant. Cela n'apporte rien, les autres personnages le prenant pour un fou à chacune de ces tirades. En général, je n'apprécie pas l'univers de Woody Allen. Mais il y a un misanthrope en chacun de nous, et je me retrouve assez dans ce Boris qui peste contre beaucoup de choses de la vie, l'impression que l'enfer, c'est les autres. Alors je conseille vivement cette comédie qui fait beaucoup de bien et qui fonctionne, malgré tout [Whatever works].

 

f.loo allenisé

 

Avis général:

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mar.

30

juin

2009

Movie: Les Beaux Gosses

Les Beaux Gosses What else?

Dans le choix de films que j'avais fait pour cette fête du cinéma, je voulais placer une comédie. Histoire de se détendre, de rire un peu. Les Beaux Gosses semblaient tout désignés. Une comédie dans l'ère du temps et qui plus est, louée par la critique. Après le très bon thriller d'hier, la barre était sans doute un peu haute dans mon esprit. [J'ai une théorie que j'exposerais peut-être plus tard plus longuement selon laquelle il est préférable d'aller voir un film pour lequel on a aucune attente : on ne peut qu'être enchanté du résultat qui, en général, n'est pas si détestable. L'inverse est moins vrai!] Pour ce qui est des Beaux Gosses, attentes faibles, impression ante-visionnage positive, déception à la sortie de la salle.

 

Les Beaux Gosses décrit l'histoire d'adolescents pré-pubères qui expérimentent les joies de l'amour ou plutôt du sexe. Les personnages, les situations, tout est exagéré dans ce film. Ce n'est pas gênant, en soi ça en est même tordant par moment. Pour autant le film s'emploie à mettre en scène les plus gros clichés qui existent sur nos collégiens les faisant passer pour de gros bouffons : l'histoire de la chaussette comme symbole de la branlette adolescente est un symptôme de ce film. De plus, les passages très drôles sont entrecoupés de longueurs inestimables tant est si bien que j'ai regardé ma montre une bonne dizaine de fois dans les 30 dernières minutes. Tout cela casse le rythme.

 

Le réalisateur a sans doute voulu apporter à son film une once d'émotion qui n'est pas forcément présente dans des films similaires américains [il paraitrait que ce film a été comparé à American Pie]. Cependant, on s'offusque plus des remarques acides des élèves entre eux uniquement portées sur leur physique plus qu'ingrat qu'on ne s'émeut devant les scènes pseudo-romantiques.

 

Bilan :
Pourquoi pas mais avec de l'alcool dans le sang.

 

f.loo l'acnéique

 

Avis de la rédaction

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lun.

29

juin

2009

Movie: Jeux de pouvoir

Jeux de pouvoir Affleck Crowe Mirren State of Play

Cette semaine, c'est la semaine de la fête du cinéma. Je vais en profiter pour voir quelques films qui me tentaient jusqu'à présent et qui sont encore à l'affiche. Premier film à entrer dans l'arène: Jeux de pouvoir (State of Play en anglais). C'est un film américain tiré d'une série britannique. Le passage de la télé au grand écran faisait craindre de grosses désillusions, nous disait-on. Je n'en savais rien, je n'ai pas vu la série mais il est vrai que les films s'inspirant de séries déjà existantes non pas forcément une adaptation réussie. Au final, un film efficace, un thriller qui nous laisse accrochés à notre fauteuil.

 

L'histoire ne fait pas dans la plus grande originalité, une histoire de complot national mêlant un journaliste fouineur, un homme politique empêtré dans les affaires, une grande entreprise qui recherche le profit à tous prix. Pour autant, le suspense est garanti durant tout le film et les plus de deux heures du film ne se font pas sentir (en ce qui me concerne).

 

La réalisation est impeccable, la musique adéquate et les acteurs jouent très bien (j'ai vu le film en V.O). Hellen Mirren est excellente en rédactrice en chef tenant ses troupes et Russell Crowe, même avec sa gueule d'empâté, réussit à nous plonger dans son enquête.

 

L'essentiel étant d'être littérallement pris par le film, celui-ci touche son but et de façon plutôt réussie.

 

f.loo le cœur bien accroché

 

Avis de la rédaction (de moi quoi!)

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jeu.

25

juin

2009

Movie: Home

home yann arthus bertrand affiche film Projet louable ou coup de pub réussi?

Le titre en anglais, ça fait mieux ! Diffusion mondiale oblige diront les aficionados.
Le thème : dans l'ère, l'air, l'hère du temps. La diffusion lors de la journée mondiale de l'environnement.
La présence médiatique : Production de Luc Besson, soutenue par le groupe PPR. Présence massive dans toutes les FNAC, publicité intensive sur la diffusion TV,... Les noms des marques qui survolent et forment le titre en lettres capitales et un peu too much.


En soi, le film m'intéressait. Je suis très sensibilisé au développement durable, peut être pas avant tout le monde mais sans doute un peu avant l'apogée médiatico-consensuelle sur le thème de l'écologie. Le soir de la diffusion - une soirée entre amis, nous avons mis France 2 en toile de fond. Pas tellement écologique, vu que nous ne regardions pas ou peu... Je voulais tout de même le voir en entier, ce que je m'escrime à faire depuis près de vingt jours.


Les images sont magnifiques, tout comme le sont les photos de Yann-Arthus Bertrand. Le texte est sage, apaisant, et pas vraiment alarmiste. Mais apaisant est vraiment le mot, pour ne pas dire trop apaisant. Après 4 tentatives de visionnage, je ne suis toujours pas arrivé à voir le bout. Je m'endors à chaque fois ! Il doit sûrement y avoir un peu de fatigue propre à mon activité du moment. Mais j'ose penser que le film, qui est plus un documentaire n'est pas si soporifique que ça. Je compte m'y remettre mais pas immédiatement.

 

home film yann arthus bertrand

 

Le succès est incontestable, du moins en France. Tant mieux pour le film, tant mieux pour le thème aussi, le développement durable. Mais les polémiques - preuves du succès ? - sont là. Les détracteurs, non pas d'écologie, mais du matraquage écologique pointent du doigt le réalisateur, donneur de leçon, symbolisé par son hélicoptère duquel il fait photos et films, antithèse de son propos vert. De plus, le succès des listes Europe Ecologie aux élections européennes qui ont eu lieu deux jours après la diffusion, a fait des remous. Le choix de la date : fait depuis deux ans ne devrait pas être remis en cause. Cependant, Jean Louis Borloo aurait poussé à la promotion du film dans toute la France. Tant qu'on en parle...

 

Ce qui me fait plaisir, c'est le pied de nez à la loi Hadopi. Ce film inaugure une nouvelle façon de diffuser une œuvre. Cinéma, télévision, DVD, streaming,... tous les supports ont été investis. Alors comme notre cher Nicolas S. veut aller jusqu'au bout et qu'il a aussi voulu s'inspirer de la vague verte, pourquoi ne prendrait-il pas en compte la vague numérique ? A ce jour (le 24 juin), à cette minute précise (11h40), 2 785 965 vues sur Youtube.

green f.loo

 

En +!

 

 

Sources: (rue89.com ; bienbienbien.net)

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sam.

23

mai

2009

Movie: Twilight

affiche twilight film Blanche Neige et les 7 vampires

On dirait fait exprès, les deux premiers films dont je parle sur mon site sont des adaptations de livres. Il y aura toujours l'éternel débat pour savoir si le film est fidèle au livre (en effet, l'adaptation se fait plus souvent dans le sens livre, cinéma plutôt que l'inverse), la conclusion déplorant dans la majorité des cas le passage à l'écran. En ce qui concerne Twilight, je n'ai pas lu le livre et n'ai pas eu à me poser toutes ces questions existentielles.

 

En revanche, j'ai bien vu le film, à la maison, dans mon canapé, sans pop-corn et surtout sans m'endormir. Déjà quand il est sorti au cinéma, en janvier, l'affiche ne m'avait pas du tout donné envie d'aller voir ce film. Digne des pires soap à l'eau de rose (pléonasme), cette affiche finie grossièrement sur Photoshop ne m'inspirait rien de bon. Les échos que j'en avais ne m'attiraient pas plus: une histoire de vampire [mouai], une saga digne d'Harry Potter [à nouveau mouai] et un engouement autour des acteurs à minettes [cf. La minute Eau Précieuse du Petit Journal sur Canal+]. Lorsque je me suis laissé aller à voir ce film, j'étais donc plein d'a priori négatifs, ce qui facilite la suite des événements: le film ne peut être que meilleur !

 

Comme prévu, à l'issu du film, je pensais que ce soap était un peu niais mais se laissait regarder. Le film traîne en longueur, il dure 2h10 pourtant j'ai cru voir passer le double. Je pensais qu'il souhaitait rivaliser avec Les feux de l'Amour. L'histoire est un peu cucul - l'orthographe de ce terme m'échappe - les vampires étant des végétariens [on ne recule devant rien dans le monde des bisounours], l'histoire d'amour frôlant à plusieurs reprises le ridicule par ces répliques novatrices, le scénario montrant les faiblesses de l'adaptation tantôt par un manque d'explication, tantôt par trop d'apesanteurs sur des scènes inutiles. Cependant, dans sa longue longueur le film se laisse regarder. Il est bien fait, malgré le fait que je n'apprécie que moyennement les tons bleu-gris-vert employés mais qui se justifient par le fait qu'il s'agit là de vampires, Môsieur (réplique de mon colocataire), les effets spéciaux sont plus ou moins bien intégrés et surtout la bande originale est particulièrement bien choisie. En ce qui me concerne, elle sauve le film: un peu de RadioHead, du Muse et du Linkin Park, que du bonheur! (réplique d'un certain animateur).

 

Au final, ce film se laisse regarder comme un épisode de Plus Belle La Vie... la B.O en plus!



f.loo qui s'est fait mordre

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mer.

13

mai

2009

Movie: Angels and Demons

angels demons dan brown ron howard Sorti le 13 mai en France

Je viens à peine d'aller voir Anges et démons, le film adapté du livre de Dan Brown. Je ne vais pas vous faire le pitch du film mais plutôt vous donnez mes impressions. Si vous voulez savoir de quoi ça parle, c'est ici.

 

J'ai vu ce film en VO et j'avais déjà lu le livre. J'avoue que ma mémoire (déjà) défaillante ne me permettait pas de me souvenir de tous les détails du livre mais il m'a semblé, comme cela a pu être le cas pour l'adaption du Da Vinci Code, que  le film était assez fidèle au livre. J'avais vraiment envie de le voir car le livre m'avait beaucoup plu, l'intrigue était assez prenante et je l'avais même préféré au 1e best-seller de Dan Brown.

 

En soit, c'est une bonne chose et je préfère que le scénario ne s'éloigne pas trop de l'oeuvre originale, cependant en sortant de la salle, je me suis senti frusté! Parce que même s'il ne manquait rien dans les faits, j'attendais ce supplément d'âme qu'aurait pu, dû apporter le passage à l'écran. Les scènes d'action assez réussies s'enchaînent sans forcément nous permettre de saisir toutes les subtilités des raisonnements du personnage principal, comme c'est le cas dans le livre. Alors certes la comparaison entre un livre et son adaptation au cinéma n'est pas souvent flatteuse pour le film et qu'il faudrait sans doute le regarder d'un autre oeil.

 

C'est pourquoi, je ferais un bref débrief des points que j'ai pu apprécier et ceux que je n'ai pas aimé dans ce film:

Les plus:

>>les scènes d'action sont dynamiques, bien filmées

>>Rome et le Vatican sont magnifiquement mis en valeur

>>l'histoire est respectée

>>les acteurs

 

Les moins:

<<peu de dialogues qui expliquent les raisonnements complexes du professeur Robert Langdon

<<la musique

 

 

Au final, c'est un film divertissant, beau visuellement mais dont le scénario a amputé au livre dont il est tiré toutes les bonnes ficelles.

 

 

f.loo

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